Treize patrimoines culturels immatériels du Vietnam reconnus par l’UNESCO


Le Vietnam est l'un des pays les plus attrayants dans le monde grâce à son trésor culturel énorme et unique à travers 4000 ans d'histoire. Jusqu’à présent, le Vietnam possède 11 patrimoines culturels immatériels reconnus par l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).


la-nha-nhac-musique-de-la-cour-de-hue1.    La Nha nhac - musique de la Cour de Huê (Inscrit en 2003).


Le Nha Nhac, littéralement « musique élégante », désigne les divers styles de musique et de danse exécutés à la cour royale vietnamienne du quinzième siècle à la première moitié du vingtième siècle. Il ouvrait et clôturait généralement les cérémonies qui marquaient les anniversaires, les fêtes religieuses, les couronnements, les funérailles et les réceptions officielles. De tous les genres musicaux qui ont vu le jour au Vietnam, seul le Nha Nhac peut se targuer d’avoir une dimension nationale et de forts liens avec les traditions d’autres pays d’Asie du Sud-Est. Les représentations de Nha Nhac réunissaient autrefois de nombreux chanteurs, danseurs et musiciens vêtus de somptueux costumes. Les grands orchestres, où dominaient les tambours,
comprenaient de nombreux autres types de percussions, ainsi que des instruments à vent et à cordes. Tous les exécutants devaient rester extrêmement concentrés afin de suivre scrupuleusement toutes les étapes du rituel.


Le Nha Nhac a vu le jour sous la dynastie Le (1427-1788) et a été institutionnalisé et codifié sous le règne des monarques Nguyen (1802-1945).Véritable symbole de la puissance et de la longévité de la dynastie, il est devenu un élément fondamental des nombreuses cérémonies royales. Son rôle ne se cantonnait pas à l’accompagnement musical des solennités de la cour : c’était également un moyen de communiquer avec les dieux et les rois, de leur rendre hommage, et de propager des connaissances sur la nature et l’univers.
Les événements qui ont ébranlé le Vietnam au vingtième siècle, en particulier la chute de la monarchie et les décennies de guerre, ont sérieusement mis en péril la survie du Nha Nhac. Privé de son contexte, cette musique a perdu sa fonction originale. Mais les quelques derniers musiciens de cour encore vivants s’efforcent de maintenir la tradition. Certaines formes de Nha Nhac ont été conservées dans des rituels populaires et des cérémonies religieuses, ou servent de source d’inspiration à la musique vietnamienne contemporaine.


espace-de-la-culture-de-gong-de-tay-nguyen 2. L’espace de la culture de gongs de Tây Nguyên (Inscrit en 2005).

L’espace de la culture des gongs, dans les montagnes du centre du Vietnam, englobe plusieurs provinces et dix-sept communautés ethnolinguistiques austro-asiatiques et austronésiennes. Étroitement liés à la vie quotidienne et au cycle des saisons, leurs systèmes de croyances composent un monde mystique où le jeu du gong constitue un langage privilégié entre les hommes, les divinités et le monde surnaturel. Derrière chaque gong se cache un dieu ou une déesse d’autant plus puissant que le gong est ancien. Toute famille possède au moins un gong qui témoigne de sa fortune, de son autorité et de son prestige, tout en lui assurant protection. Si différents cuivres sont utilisés lors de certaines cérémonies, seul le gong est présent dans tous les rituels de la vie de la communauté et constitue le principal instrument cérémoniel.
La façon de jouer du gong varie d’un village à l’autre. Chaque instrumentiste porte un gong différent, d’un diamètre variant entre 25 et 80 cm. Les ensembles d’hommes ou de femmes comptent entre trois et douze gongs selon les villages. La configuration et le rythme sont adaptés au contexte de la cérémonie, tels les sacrifices rituels des bœufs, la bénédiction du riz ou les deuils. Les gongs de la région sont achetés dans les pays voisins et accordés afin d’obtenir la tonalité souhaitée et d’en faire leur propre instrument.
Les mutations économiques et sociales ont bouleversé le mode de vie traditionnel de ces communautés et ne fournissent plus le contexte originel de la culture des gongs. La transmission de ce mode de vie, des connaissances et savoir-faire a été particulièrement perturbée pendant les décennies de guerre du siècle dernier. Aujourd’hui, le phénomène est aggravé par la disparition des vieux artisans et l’intérêt croissant des jeunes pour la culture occidentale. Privés de leur signification sacrée, les gongs sont parfois vendus comme matériau recyclable ou échangés contre d’autres produits.


les-chants-populaires3. Les chants populaires "quan ho" de Bac Ninh (Inscrit en 2009).

Dans les provinces de Bắc Ninh et Bắc Giang, dans le nord du Viet Nam, de nombreux villages ont créé entre eux des jumelages, dont les liens d’amitié sont renforcés par des coutumes sociales telles que les chants populaires Quan Họ Bắc Ninh. Ces chants consistent en couplets interprétés en alternance par deux femmes d’un village qui chantent à l’unisson et auxquelles deux hommes d’un autre village répondent avec des mélodies similaires mais des paroles différentes. Les femmes portent traditionnellement des grands chapeaux ronds et des écharpes typiques, tandis que le costume des hommes se compose notamment d’un turban, d’un parapluie et d’une tunique. Les quelque 400 textes interprétés avec 213 variations mélodiques différentes expriment divers états émotionnels, tels que la nostalgie et la tristesse de la séparation ou le bonheur des amants qui se retrouvent, mais la coutume interdit d’épouser un partenaire de chant. Les chants Quan Họ sont souvent exécutés lors de rites, de festivals, de concours et de soirées où les invités interprètent plusieurs vers pour leurs hôtes, avant de chanter le chant d’adieu. Des jeunes musiciens des deux sexes peuvent pratiquer les quatre techniques de chant – retenu, sonore, carillonnant et staccato – lors de soirées organisées autour du chant. Les chants Quan Họ expriment l’esprit, la philosophie et l’identité locale des communautés de la région et aident à nouer des liens sociaux dans et entre les villages qui partagent cette pratique culturelle qui leur est chère.


le-ca-tru4. Le "ca trù" (chants des courtisanes) (Inscrit en 2009).

Le Ca trù est une forme complexe de poésie chantée que l’on trouve dans le nord du Vietnam et qui utilise des paroles écrites selon des formes poétiques vietnamiennes traditionnelles. Les groupes de Ca trù sont composés de trois personnes : une chanteuse qui utilise des techniques respiratoires et le vibrato pour produire des ornementations sonores uniques, tout en jouant des claquettes ou en frappant sur une boîte en bois ; et deux) instrumentistes qui l’accompagnent de la sonorité profonde d’un luth à trois cordes et du rythme énergique d’un tambour d’éloge. Certaines représentations de Ca trù comprennent également de la danse. Les diverses formes de Ca trù remplissent des fonctions sociales différentes : on distingue notamment les chants de dévotion, les chants de divertissement, les chants interprétés dans les palais royaux et ceux interprétés lors des concours de chant). Le Ca trù possède cinquante-six formes musicales ou mélodies différentes, chacune appelée thể cách. Des artistes populaires transmettent la musique et les poèmes qui composent le Ca trù par transmission orale et technique, autrefois au sein de la famille, mais aujourd’hui à toute personne qui souhaite apprendre. À cause des guerres incessantes et du manque de sensibilisation, le Ca trù est tombé en désuétude au cours du XXe siècle. Bien que les artistes aient fait des efforts remarquables pour transmettre le répertoire ancien aux générations plus jeunes, le Ca trù reste exposé à la menace de disparition du fait de la diminution du nombre de praticiens et de leur grand âge.


les-fetes-de-giong-des-temples-de-phu-dong-et-soc5. Les fêtes de Gióng des temples de Phù Đổng et Sóc (Inscrit en 2010).

Les fêtes de Gióng des temples de Phù Đổng et Sóc sont célébrées tous les ans dans les districts excentrés de Hanoi, la capitale du Vietnam. Chaque année au printemps, avant la récolte du riz, les Vietnamiens honorent le héros mythique Thánh Gióng, dieu et saint, qui aurait défendu le pays contre les ennemis étrangers ; il est vénéré en tant que protecteur des moissons, de la paix du pays et de la prospérité de la famille. Les fêtes du temple de Phù Đổng, qui se déroulent le quatrième mois lunaire dans le village de la naissance du dieu, reproduisent symboliquement ses exploits, à travers la conduite d’un cheval blanc dans une bataille et l’orchestration d’une danse du drapeau complexe qui symbolise la bataille proprement dite. De jeunes hommes reçoivent un entraînement complet pour jouer les rôles des commandants gardiens du drapeau, du tambour, du gong, de l’armée et des enfants, tandis que 28 filles âgées de 9 à 13 ans sont choisies pour jouer les généraux ennemis. Les mouvements de danse du commandant gardien du drapeau ainsi que le son du tambour et du gong évoquent le déroulement de la bataille ; des papillons en papier s’envolent du drapeau pour disperser symboliquement les envahisseurs. L’arrivée des pluies après la fête est considérée comme une bénédiction du saint pour une récolte abondante. Les célébrations au temple de Sóc, d’où le saint Gióng est monté au ciel, se déroulent le premier mois lunaire et incluent le rituel du bain de sa statue ainsi qu’une procession jusqu’au temple avec des fleurs de bambou qui servent d’offrandes au saint.

 


le-chant-de-xoan6. Le chant de "xoan" (Inscrit en 2011).

Le chant Xoan de la province de Phú Thọ, un art du spectacle, comprend du chant, de la danse, des percussions et des cliquettes. Il est étroitement lié au culte des rois Hùng, une croyance ancrée dans le culte des ancêtres pratiqué par le peuple Viêt. Ses détenteurs et ses praticiens sont répartis en quatre guildes, dans lesquelles les Trum, hommes et femmes, occupent le rôle le plus important : ils préservent les chants, sélectionnent les élèves, transmettent les styles et les répertoires de chant et organisent les pratiques. Ils participent également à la présentation et à l’enseignement du chant Xoan dans les quatre guildes de musique Xoan, ainsi que dans d’autres clubs et associations. En tant qu’art du spectacle ancré dans une communauté, le chant Xoan favorise la compréhension culturelle, la cohésion de la communauté et le respect mutuel. L’Institut vietnamien de musicologie a recueilli 31 chants Xoan et les efforts de plusieurs artistes de Xoan ont permis de créer quatre guildes. Il existe également 33 clubs dédiés à cet art et des séminaires sont organisés afin de le faire connaître davantage. Les leaders et les artistes de Xoan reconnus transmettent ce chant oralement, en s’accompagnant de chansons écrites et d’enregistrements audiovisuels. Des artistes expérimentés enseignent également le chant Xoan aux membres de clubs et à des professeurs de musique qui le transmettent à leur tour à d’autres membres des clubs et à leurs élèves.



le-culte-des-rois-de-hung7. Le culte des Rois de Hùng (Inscrit en 2012).

Chaque année, des millions de pèlerins se rendent au temple des rois Hùng, sur le mont Nghĩa Lĩnh, dans la province de Phú Thọ pour y commémorer leurs ancêtres et prier pour un climat propice, d’abondantes récoltes, de la chance et de la santé. La cérémonie la plus imposante, la fête ancestrale de commémoration des rois Hùng, est célébrée pendant près d’une semaine au début du troisième mois lunaire. Les villageois des alentours revêtent de splendides costumes et font une compétition pour trouver le plus beau palanquin et les objets cultuels les plus précieux pour le rite principal où ils vont en procession avec tambours et gongs vers le temple principal. Les communautés présentent des offrandes de spécialités à base de riz, comme les galettes carrées et les gâteaux de riz gluant ; il y a aussi des représentations d’arts verbaux et populaires, le jeu des tambours de bronze, des chants xoan, des prières et des requêtes. Le culte secondaire des rois Hùng se déroule tout au long de l’année à travers tout le pays. Les rituels sont présidés et préservés par le Comité d’organisation dont les membres ont une parfaite connaissance et font état d’une bonne conduite. Ceux-ci désignent à leur tour un comité rituel et un gardien du temple pour entretenir l’espace cultuel, guider les pèlerins dans les principaux actes rituels et offrir de l’encens. La tradition reflète la solidarité spirituelle et donne une occasion de reconnaître les origines nationales et les sources de l’identité culturelle et morale vietnamienne.


le-don-ca-tai-tu8. Le "đờn ca tài tử" (Inscrit en 2013).

Art musical aux racines à la fois érudites et populaires, le đờn ca tài tử est un élément indispensable de l’activité spirituelle et du patrimoine culturel de la population du sud du Viet Nam. La musique et les chansons font écho au mode de vie et au travail dans les champs et les rivières de la région du delta du Mékong. Interprétées à l’occasion de nombreux événements, tels que des festivals, des célébrations et des rituels d’anniversaires de décès, elles sont profondément liées à d’autres coutumes et pratiques culturelles, aux traditions orales et au travail artisanal. Les interprètes expriment des émotions et des sentiments en improvisant, en ornementant et en faisant des variations sur la structure mélodique et les principaux motifs rythmiques des morceaux. Le đờn ca tài tử est interprété sur une grande variété d’instruments différents, dont le luth en forme de lune, le violon à deux cordes, la cithare à seize cordes, le luth en forme de poire, l’instrument à percussion, le monocorde et la flûte en bambou. Son répertoire est basé sur vingt chansons principales et soixante-douze chansons classiques. Cet art musical se transmet oralement, par imitation, des maîtres instrumentistes et chanteurs aux étudiants. Les musiciens doivent étudier au moins trois ans afin d’apprendre les techniques instrumentales de base et maîtriser les modes musicaux qui leur permettront d’exprimer différentes ambiances et émotions. Les étudiants en chant étudient les chansons traditionnelles et apprennent à improviser d’une manière subtile en utilisant divers ornements techniques.


les-chants-populaires-vi-et-giam9. Les chants populaires ví et giặm de Nghệ Tĩnh (Inscrit en 2014).

Le ví et le giặm sont chantés par un grand nombre de communautés des provinces de Nghệ An et Hà Tĩnh, dans le centre-nord du Viet Nam. Les gens interprètent ces chants spécifiques sans accompagnement musical lorsqu’ils cultivent le riz dans les champs, lorsqu’ils rament en barque, ou encore lorsqu’ils fabriquent des chapeaux coniques ou bercent les enfants pour les endormir. Les paroles du ví et du giặm reprennent le dialecte et les idiomes spécifiques de la région de Nghệ Tĩnh et les praticiens les chantent avec le timbre de voix particulier propre aux habitants de Nghệ Tĩnh. Une grande partie des textes met l’accent sur les vertus et les valeurs fondamentales telles que le respect des parents, la loyauté, l’attention aux autres et le dévouement, ainsi que l’importance de l’honnêteté et d’une bonne conduite dans le maintien des coutumes et des traditions dans les villages. Chanter permet aux gens de rendre leurs conditions de travail moins pénibles, d’atténuer les épreuves de leur existence, d’exprimer les sentiments entre les hommes et les femmes, et d’échanger des sentiments d’amour entre garçons et filles non mariés. Aujourd’hui, le ví et le giặm sont couramment interprétés lors de manifestations culturelles et sont chantés par des artistes dans des salles de spectacle. Le ví et le giặm sont transmis et préservés par les maîtres du chant ; les représentations locales et les festivals de chant folklorique offrent l’opportunité aux groupes de ví et de giặm de transmettre et pratiquer ce chant dans les villages et les écoles.


le-bai-choi-art-traditionnel-du-centre-du-viet-nam10. Le bài chòi, art traditionnel du Centre du Viet Nam (Inscrit en 2017).


Le bài chòi, art traditionnel du Centre du Viet Nam, est une forme artistique très variée qui associe musique, poésie, théâtre, peinture et littérature. Il se présente sous deux formes principales : les « jeux du bài chòi » et le « spectacle de bài chòi ». Les jeux du bài chòi se pratiquent avec des cartes dans des cabanes de bambou à l’occasion du Nouvel An lunaire. Dans les spectacles de bài chòi, des artistes Hiệu, hommes et femmes, se produisent sur un tapis en rotin. Les artistes voyagent d’un endroit à un autre ou jouent dans un cadre familial privé. Les détenteurs et les praticiens de l’art du bài chòi sont les artistes Hiệu, les acteurs de bài chòi en solo, les artistes traditionnels qui fabriquent les cartes et les artistes traditionnels fabricants de cabanes. L’art du bài chòi est une importante forme de culture et de divertissement dans les communautés villageoises. Les acteurs et leurs familles jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde de la pratique à travers l’enseignement à la jeune génération des répertoires chantés, des techniques de chant et d’interprétation, et des méthodes de fabrication des cartes. Avec les communautés, ces artistes ont constitué près de 90 équipes, troupes et clubs de bài chòi pour la pratique et la transmission de cette forme artistique qui incite la participation de nombreux membres de la communauté. La plupart des artistes de bài chòi apprennent leur savoir-faire dans le cadre familial et le savoir-faire est principalement transmis oralement. Mais certains artistes spécialisés dans le bài chòi transmettent également les connaissances et les savoir-faire dans des clubs, des écoles et des associations.


les-pratiques-liees-a-la-croyance-viet-en-les-deessesmeres-des-trois-mondes11. Les pratiques liées à la croyance viet en les déesses-mères des Trois mondes (Inscrit en 2016).


Pour répondre à des demandes d’ordre spirituel, à des attentes quotidiennes et pour attirer la chance dans la santé comme au travail, des communautés du Viet Nam vénèrent les déesses-mères des Trois mondes : le monde céleste, le monde de l’eau et le monde des montagnes et des forêts. Parmi ces déesses-mères, on trouve Liễu Hạnh (une nymphe descendue sur Terre qui a vécu comme un être humain et qui est devenue nonne bouddhiste), désignée comme la Mère du monde, et d’autres esprits considérés comme des héros légendaires. Cette pratique traditionnelle est constituée du culte quotidien, de la participation à des cérémonies, de rituels tels que le rituel de possession spirituelle, et de festivals, comme celui de Phủ Dầy, qui se déroulent dans des temples consacrés aux déesses-mères. Ces activités associées à la pratique aident à préserver une part de l’histoire de la communauté, de son patrimoine culturel et de son identité, avec certains aspects qui intègrent des costumes traditionnels, de la musique et des danses. Les détenteurs et praticiens sont les membres du public, les gardiens de temples, les prêtres chargés des rituels, les médiums spirituels, les assistants et les musiciens qui transmettent oralement les connaissances et les savoir-faire aux nouveaux venus et aux membres des familles. Le partage de valeurs communes et d’une croyance profonde en la compassion et en la grâce des déesses-mères est au fondement des relations sociales et lie les membres des communautés participantes. Le culte des déesses-mères contribue également à valoriser les femmes ainsi que leur rôle dans la société.


les-rituels-et-jeux-de-tir-a-la-corde12. Les rituels et jeux de tir à la corde (Inscrit en 2015).


Les rituels et jeux de tir à la corde dans les cultures rizicoles d’Asie de l’Est et du Sud-Est sont pratiqués au sein des communautés pour assurer des récoltes abondantes et la prospérité. Ils favorisent la solidarité sociale, le divertissement et marquent le commencement d’un nouveau cycle agricole. De nombreux rituels et jeux ont aussi une profonde signification religieuse. La plupart des variantes comprennent deux équipes, chacune tenant l’extrémité d’une corde en essayant de la tirer de l’autre côté. La nature intentionnellement non compétitive de l’événement supprime l’accent sur la victoire ou la défaite, affirmant que ces traditions sont exécutées pour promouvoir le bien-être des communautés, et rappelant aux membres l’importance de la coopération. De nombreux jeux de tir à la corde portent les traces des rituels agricoles, symbolisant la force des éléments naturels tels que le soleil et la pluie tout en associant aussi des éléments mythologiques ou des rites de purification. Les rituels et jeux de tir à la corde sont souvent organisés devant la maison communale ou le sanctuaire du village, précédés de rites commémoratifs en hommage aux divinités locales. Les anciens du village jouent un rôle actif dans la conduite et l’organisation des plus jeunes et dans l’exécution des rituels d’accompagnement. Les rituels et jeux de tir à la corde servent également à renforcer l’unité et la solidarité ainsi que le sentiment d’appartenance et d’identité parmi les membres de la communauté.


les-pratiques-du-then-par-les-groupes-ethniques-tay-nung-et-thai-au-viet-nam13. Les pratiques du then par les groupes ethniques Tày, Nùng et Thái au Viet Nam (Inscrit en 2019).


Pratique rituelle essentielle de la vie spirituelle des ethnies tày, nùng et thái au Viet Nam, le then reflète des concepts relatifs aux êtres humains, à la nature et à l’univers. Les cérémonies du then décrivent un voyage au cours duquel le maître then (homme ou femme) guide les soldats fantômes dans leur trajet du royaume terrestre au royaume des cieux afin d’offrir des objets religieux et de prier pour la paix, la guérison, les récoltes, une bonne année, etc. Le maître then commence la cérémonie en chantant et en jouant du tính, une sorte de luth. En fonction de l’objectif du culte, les maîtres then organisent des voyages cérémoniels pour prier différents dieux natifs. Les maîtres then utilisent différents objets, comme des épées d’exorcisme, des baguettes yin et yang, des cloches, etc., pour réaliser les cérémonies dans la maison du croyant, en plein air ou à l’autel then de la maison du maître. Le maître porte une robe de cérémonie, chante dans la langue de son ethnie, joue du tính, fait tinter des clochettes et agite un éventail. Un groupe de danseuses participe à certaines cérémonies. La transmission du then est toujours orale et s’effectue pendant les rituels, reflétant sa pérennité à travers les générations. Les maîtres du then, qui peuvent effectuer jusqu’à 200 cérémonies par an, jouent un rôle essentiel dans la transmission des savoir-faire.

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