Coutume Vietnamienne

 

Mariage chez Vietnamiens

 

cuong-2

 

 

coutumeauvietnamPas de relation directe homme femme?
C’est là une expression couramment utilisée pour c
aractériser la relation homme- femme selon la conception des anciens  lettrés. Jadis quand un homme et une femme avaient des choses à s’échanger ou à recevoir, ils ne le faisaient pas de main à  main de peur du qu'en dira–t-on: ne sont ils pas en train de passer un message, des signaux de connivence? Ainsi par  exemple pour le bétel l’hôte(sse) prépare la chique, la dépose sur la table, l’invité(e) se sert lui – même . L’éducation de l’ancien   temps était tellement rigoriste, qu'une déclaration d’amour directe était presque impossible, tout au plus par le regard  discrètement pouvait-on déclarer sa flamme ! C’est pour cette raison que les familles qui ont une position dans la société      tenaient enfermées leurs   filles . Ainsi dès leur plus jeune âge rencontraient-elles des obstacles sur le chemin de l’amour .

Mối lái - L'Entremise

En quoi consiste l’entremise en matière matrimoniale ?
Dans la société féodale de jadis du fait de la rigueur du"Nam nữ thụ thụ bất thân" (voir plus haut) il était nécessaire de recourir à une entremetteuse pour les affaires matrimoniales. Si on se mariait, même par amour, sans recourir aux services d’une entremetteuse, on s’exposait alors aux blâmes, aux critiques . Dans l’ancienne société, certain(e)s en faisaient un métier, si le mariage était réussi, ils s’attiraient alors une reconnaissance durable. De nos jours cette pratique a toujours cours, mais l’entremetteuse agit plutôt en tant que conseillère, une sorte de marraine pour aider le jeune couple à construire un bonheur durable. En fait ce rôle est maintenant supplanté par les moyens de communication modernes, les clubs de célibataires, les rencontres sur les lieux de travail ….

coutumeauvietnamjpg1Lễ vấn danh - Rituel de demande du nom

Quelle est la signification du cérémonial de la demande de nom ?
Le rituel consiste pour la famille du futur marié de se rendre chez la future mariée pour faire sa connaissance, de nos jours ce  cérémonial porte le nom de ‘ Chạm ngõ/Chạm mặt (rencontre)‘ ou ‘ Dạm (demande/offre)’ . Jadis on examinait surtout si il y a  harmonie entre les futurs époux, si leurs âges convenaient astrologiquement parlant, seules les familles les plus prudentes  cherchaient à savoir leurs comportements dans les domaines« Công/Travail, dung/aspect, ngôn/parole, hạnh/vertu ". En effet  nombre de futurs mariés n’ont pas encore vu leurs futures femmes, le père du futur mari qui est censé présider au rituel de  demande, souvent.ne connaisse pas non plus sa future bru .

Sự tích tơ hồng - La légende du fil rouge

La légende du fil rouge
La légende du génie au fil rouge rapporte qu'une nuit Vi Cố rencontra un vieil homme assis sous le clair de lune examinant un  registre face à l’astre de la nuit avec derrière lui un grand sac rempli de fils rouges. Le vieil homme lui dit que c’est là le registre sur lequel sont enregistrés tous les mariages du monde, les fils rouges servant à lier les pieds du garçon et de la fille prédestinés à devenir mari et femme. Un jour dans un marché Vi Cố rencontra une vieille femme borgne portant une fillette, quand le vieil homme apparut et dit à Vi Cố que la fillette sera sa femme. Vi Cố en colère ordonna à un serviteur de rechercher la fillette pour la tuer . Ce dernier trouva la fillette au milieu de la foule, il lui porta un coup de couteau et s’enfuit. Quatorze ans plus tard Vương Thái le préfet de Trương Châu donna en mariage sa fille à Vi Cố. La fille est d’une grande beauté, mais toujours elle porte au front un bijou en or représentant une fleur de prunier. Vương Cố lui demanda pourquoi, elle lui répondit qu'étant enfant avec sa nourrice au marché un malandrin lui a porté un coup de couteau lui laissant une cicatrice au front, Vi Cố lui demanda si la nourrice était borgne ? Oui répondit sa femme. Vi Cố lui raconta alors toute l’histoire et depuis ils s’aimèrent encore plus en disant que leur union est voulue par le Ciel .

anh-cuoi-3Tục thách cưới - Coutume des arrhes matrimoniales

La coutume des arrhes matrimoniales
C’est une coutume désuète, elle est contraignante pour les deux familles, elle oblige quelquefois le garçon à renoncer et entraîne alors des conséquences dommageables pour la fille qui dans ce cas bien que le mariage n’est pas conclu est considérée comme étant mariée ce qui fera fuir les futurs prétendants et la condamne à la solitude .Un mariage conclu, une nouvelle famille qui se forme voilà sources de joie pour les deux familles, mais on peut aussi rencontrer un oncle, une tante de la famille de la fille de caractère difficile qui exigent pour le mariage la fourniture de vêtements, de chaussures, de bijoux, de l’argent liquide, de festins …obligeant la famille du garçon à renoncer ou à s’endetter lourdement, ce qui de toute façon va empoisonner la vie du couple, tendre les relations entre les deux familles et est la source de nombreux conflits et incertitudes dans l’avenir .
Il y a des cas où l’impécuniosité de la famille de la fille ne lui permet pas de faire face aux dépenses traditionnelles, elle demande alors à la famille du garçon de prendre à sa charge toutes les dépenses . Il y a aussi des cas où la famille de la fille engage des dépenses bien au-delà de ce qui est normal et qui même une fois le mariage célébré aide le couple, exige quand même des « arrhes matrimoniales » ceci pour éviter les rumeurs, qu 'on ne puisse pas dire que leur fille est sans charme et qu'ils sont obligés pour la marier de la donner pour rien 
Certaines familles cultivées n’exigent pas d’argent, de fournitures matérielles mais plutôt des preuves de connaissances intellectuelles, littéraires, choisissant ainsi un futur gendre de bonne lignée avec l’espoir que dans l’avenir leur fille connaitra la situation « palanquin du mari devant », « palanquin de la femme derrière " ce qui est le signe de la réussite, des honneurs.

Tiền "Cheo" - L'argent de la mise

 L'argent de la mise

C’est une somme d’argent que la famille du garçon paye au village de la famille de la fille . Même si les futurs époux sont du même village, la somme est dûe, une réduction est accordée . L’origine de cette pratique est la coutume du ‘Lan-nhai’ qui consiste à tendre des cordes le long du chemin ou des portes du village . Au départ c’est pour accueillir joyeusement le mariage et présenter des vœux de bonheur . En remerciement, la procession nuptiale offre à l’assistance du bétel, des friandises, et de l’argent . Puis peu à peu certains indélicats exigent de l’argent plus qu'il n’est dû, dévoyant ainsi cette pratique à tel point que les autorités l’ont interdite, à la place on permit au village de percevoir cet écot suivant une formalité bien définie et émission d’un reçu . Dans l’ancien temps quand le certificat de mariage n’existait pas encore, ce reçu avait valeur de certificat officiel. Cet argent la plupart des villages le consacre à des travaux d’utilité publique tels que creusement de puits, travaux de voierie, construction des portes du village … Mais depuis plus d’un demi-siècle cette pratique est abandonnée.

coutumeauvietnam1Cô dâu về nhà chồng - Accueil de la mariée au domicile du mari

Le cérémonial du mariage : la mariée rejoint la maison du mari?
Le mariage est officialisé quand la famille du marié accueille la mariée et que les époux viennent devant l’autel des ancêtres  demander à ces derniers de bénir leur union, de leur accorder une protection bienveillante afin que leur union soit heureuse et  durable . Après la cérémonie, les deux époux viennent saluer la parenté, les visiteurs, d’abord les supérieurs, les gens âgés, les  invités en premier, la parenté ensuite . Jadis les deux époux doivent se prosterner deux fois devant parents et grands parents  pour demander leur permission, de nos jours ils baissent la tête respectueusement . Les parents donnent alors à leur fille, leur  gendre un objet cadeau en souvenir de cet événement.

Lễ xin dâu - Demande d'accueillir la mariée

Ce cérémonial est très simple, avant d’accueillir la mariée, la famille du marié délègue une ou deux personnes en général un  oncle, une tante, une sœur ainée du marié apportant un plateau de bétel, un flacon d’alcool pour « xin dâu littéralement  demander une bru », et avertit de l’heure d’arrivée de la procession nuptiale afin que la famille de la mariée soit prête pour la  recevoir. Cette tradition a d’autres bonnes jusfications, en effet bien que les deux familles se soient mis d’accord bien à l’avance  de la date et de l’heure pour accueillir la marìe ainsi que de la composition du cortège, ce rituel fixe définitivement la suite du cérémonial . Comme à cet instant le marié et sa famille sont très pris par les préparatifs, ils délèguent à des proches le soin de cette formalité .
Dans le cas où les deux familles sont trop éloignées ou trop proches, elles peuvent convenir de se dispenser de cette formalité ou bien de grouper le cérémonial de demande et d’accueil de la mariée en une seule cérémonie . La cérémonie se déroule alors de la façon suivante :
En arrivant à proximité de la maison de la mariée, les participants du cortège rectifient leurs habillements, se remettent en ordre qui devant qui derrière, en début de cortège, une personne âgée accompagnée d’une personne portant sur la tête le plateau contenant les offrandes (bétel, flacon d’alcool) pénètrent dans la maison et déposent le plateau sur l’autel des ancêtres, allument des bâtonnets d’encens, font une prière puis ressortent pour guider le reste du cortège pour la cérémonie d’accueil de la mariée . Ce cérémonial est très bref . Généralement, après avoir saluer les visiteurs, le maître de maison abrège les salutations, une personne âgée et respectée sort alors pour introduire le cortège dans la maison 


Mẹ chồng - La belle-mère

Que doit faire la belle mère quand la mariée rentre à la maison?
Les traditions varient selon les provinces mais elles ont toutes de bonnes significations . Autrefois dans les provinces de Nghệ An, Hà Tĩnh traditionnellement la belle-mère sort pour ranger le chapeau de sa bru, ça se déroule ainsi : 
Sur le chemin devant la maison on dispose une casserole en cuivre remplie d’eau claire, dans la casserole est déposée une sapèque de cuivre à côté se trouve un petit récipient . La mariée en arrivant puise de l’eau avec le récipient et s’asperge le visage, les mains, les pieds, la belle–mère sort alors de la maison prend le chapeau de la bru et va le ranger.

Commentaire

Votre message

Nom et prénom complet

Courriel

Code anti-spam

hinhanh

ARTICLES SIMILAIRES

acui

Devis gratuit

Nos Voyages
 
bam phai 1